« On va danser, on va vibrer, on va vivre fort ! ». Devant une cinquantaine de participant.es, Queensy chauffe la salle. Ici, tout le monde l’assure : on est venu pour tout lâcher. Après un premier cri pour « sortir tout ce qu’on a » et se mettre dans l’ambiance, la playlist est lancée.
Pendant une heure non-stop, les corps se déhanchent en suivant les pas de la coach. Un joyeux mélange de musiques inspirées de la culture afro-caribéenne et d’exercices de cardio training.
Danser pour accepter son corps
« On relâche les tensions du corps, les roploplos, on peut y aller ! », crie la cheffe d’orchestre. S’il existe une chorée, chacune et chacun peut l’adapter, s’arrêter, improviser.
« Ici, c’est le véritable slogan de McDo « Venez comme vous êtes » », affirme Queensy.
Au premier rang, Laurène ne rate aucun cours. « Ça m’a permis d’accepter mes formes, de me sentir mieux et de relativiser sur pas mal de choses. » Baya, originaire d’Alsace, approuve. « À Paris, les gens sont fermés mais cette danse ça rapproche. Je me sens moins jugée que dans les cours de danse jazz. » Deux par deux, les participant.es sont invité.es à danser ensemble et échanger leur prénom « pour casser les barrières ».
Appropriation culturelle ?
Né il y a dix ans, le mouvement afrobeat, dont la devise est « everybody can vibe », ne cesse de gagner des adeptes. « Les cultures africaines sont au centre des attentions et aujourd’hui, on a besoin de s’ancrer avec le monde devenu méchant », tente d’expliquer Queensy.
Pour tenter de rendre à la culture africaine en retour, l’association indique faire des dons réguliers à l’association SOS Méditerranée, qui vient en aide aux réfugiés.
« On s’inspire de cette culture avec des professeur.es formé.es mais on ne la prend pas », assure la coach pour réfuter l’idée d’appropriation culturelle.
Ouverts à toutes et tous, les cours sont néanmoins suivis par une majorité de femmes.
« Nos portes sont ouvertes aux mecs, ce sont eux qui ne viennent pas », sourit Queensy.
« Chez nous, ce sont aussi des rencontres, et adopte ton mec, ta meuf, un humain quoi ! »
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